L’incroyable migration des crabes rouges de l’Île Christmas [Vidéo]

Qu’ils sont mignons ces petits crabes rouges ! Et qu’ils sont nombreux surtout ! Plus d’une centaine de millions qui chaque année se déplacent d’un bout à l’autre de l’Ile Christmas pour se reproduire. Spectacle étonnant !

L'incroyable migration des crabes rouges de l'Île Christmas

Accouplement enfoui dans le sable

Tous les ans, c’est le même manège. Au printemps, le crabe rouge de l’Ile Christmas, à 2000 km de la côte Ouest de l’Australie, sort un bout de pince pour aller tâter de la femelle. Sortant de son habitat naturel – la forêt tropicale – il se dirige vers les plages de l’île pour aller y creuser des trous. Les plus forts arrivent les premiers, bientôt dépassé en nombre par les femelles. Malgré l’embarras du choix, ça se tire les cheveux, les pinces pour tirer le maximum de coups… Dans les trous creusés dans le sable ont lieu les accouplements, puis les mâles se barrent dard-dard pour retourner dans la forêt.

http://videos.arte.tv/fr/videos/les-crabes-attaquent–3826652.html 

Les femelles, elles, restent une dizaine de jours sous terre avant d’aller pondre dans la mer. Avec pas moins de 100 000 oeufs pour chaque crabette, imaginez la nappe gluante que cela provoque dans la flotte… Bonjour la baignade. Quelques jours plus tard, les bébés crabes, qui ne mesurent que quelques millimètres, sortent de l’eau et font le même chemin retour que leurs aînés : ils vont se planquer dans la forêt tropicale et ne ressortiront que trois ans plus tard pour continuer le grand cycle de la vie.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Casse-croûte dans la cuisine

Lors de la transhumance, qui dure une petite quinzaine de jours, mieux vaut fermer sa porte ! Car les crabes rouges s’infiltrent partout… Pourquoi ? D’abord parce que rien ne peut les arrêter (ou presque) pour rejoindre leur lieu d’amour, et parce que sur le chemin, il faut bien se nourrir ! Généralement, ils servent d’éboueurs : en se nourrissent de feuilles mortes, de fleurs, de fruits pourris. De temps en temps, ils croquent un petit bout de congénère mort… Et ils n’hésitent pas non plus à casser la croute dans votre cuisine si besoin, d’autant qu’ils sont très forts pour dénicher de quoi se mettre sous la dent.

Transhumance des mille dangers

Pour rallier la forêt tropicale à la plage, le chemin est plein d’embuches. Il faut d’abord traverser la jungle où des hordes de fourmis jaunes (espèce importée par les bateaux qui n’a rien à faire là et qui perturbe l’eco-système) vous attaquent et vous dévorent sur place. Les crabes doivent également faire gaffe aux oiseaux qui s’en donnent à coeur joie pour le plus gros festin de l’année.

Et puis, vous vous en doutez, il faut également passer par la route. Et là, forcément ça coince un peu. Heureusement, la bonne nouvelle pour les crabes, c’est que :

  • l’île ne compte que 2000 habitants, soit … pas des masses.

  • Les habitants sont  fans de ces crabes qui font la renommée de leur île. Ils en prennent donc grand soin et mettent chaque année en place des dispositifs pour limiter l’hécatombe.

<

p style= »text-align: center; »>tunnel crabe rouges ile christmas

Sous la houlette de Parks Australia, le parcours des crustacés est donc optimisé grâce à l’installation d’un réseau élaboré de clôtures et d’infrastructures : barrières le long des routes pour pousser les crabes à emprunter les tunnels et accéder de l’autre côté sans encombres, routes coupées à la circulation, vitesse réduite pour les automobilistes et présence d’une armée de « balayeurs » qui se chargent de faire avancer les crabes plus vite afin d’éviter qu’ils terminent en bouillie. Il faut faire vite car les vagues de crabes arrivent d’un coup (et pas forcément à date fixe), ce qui représente une grosse masse de travail pour les employés du parc national australien.

Ces efforts n’empêchent malheureusement pas les accidents. Ainsi, près d’un million de crabes restent  sur le carreau chaque année. Soit 1% de pertes.

Vous avez aimé cet article ? N’oubliez pas de liker la page Facebook du Globserver pour vous tenir au courant des dernières actualités !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *